Créée en 1985 sous le nom d'Association des Villageois de Ndem, puis reconnue comme ONG en 2006, l'ONG des Villageois de Ndem est née d'une démarche portée avec les communautés villageoises afin de construire des réponses locales à l’un des défis majeurs rencontrés par les territoires ruraux : l’exode.
À l'origine de cette dynamique se trouve la réflexion engagée par Serigne Babacar Mbow et son épouse Sokhna Aïcha Cissé à leur arrivée à Ndem, à la fin de l'année 1983. Dans un contexte marqué par les conséquences des grandes sécheresses des années 1970, le village faisait face à des difficultés liées aux faibles perspectives économiques, à un
accès limité aux services essentiels et à la dégradation progressive des ressources naturelles.
Les premiers projets de l’OVN ont alors été imaginés et initiés avec les habitants autour d'une question fondatrice : quelles conditions permettent aux populations de vivre dignement dans leur village et d'y construire leur avenir ? Cette réflexion a progressivement donné naissance à une approche de développement endogène fondée sur la participation des communautés, la valorisation des ressources locales et la transmission des savoir-faire.
Au fil des années, cette démarche s'est traduite par la mise en place de projets complémentaires dans les domaines de l'accès à l'eau, de l'agroécologie, de l'éducation, de la santé, de l'artisanat, de l'entrepreneuriat social ou encore de la protection de l'environnement. Pensés comme les composantes d'une même dynamique, ces projets se renforcent mutuellement pour améliorer durablement les conditions de vie des populations et ainsi lutter contre l’exode rural.
D'abord expérimentée à Ndem, cette approche a ensuite été déployée à Darou Ndimb et Mbacké Kadior en 2014 et bénéficie aujourd’hui à plus d'une vingtaine de villages regroupant près de 10 000 habitants.
Depuis près de quarante ans, l'OVN construit ainsi, avec ses partenaires sénégalais et internationaux, un modèle de développement rural durable fondé sur la coopération, la responsabilité collective et l'appropriation locale.
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